Communiquer efficacement sur les réseaux sociaux avec des publics divers

13.10.2025

Communiquer nécessite de s’assurer d’être compris·e par un maximum de personnes. La tâche peut sembler ardue lorsque l’on s’adresse à un public diversifié. Qu’il s’agisse de difficultés dyslexiques, visuelles ou auditives, il existe des méthodes permettant une meilleure diffusion de l’information. Dans le cadre de la collaboration entre Open Museum et Museum Night Fever, une formation sur la communication inclusive sur les réseaux sociaux a été organisée, en partenariat avec deux asbl: Passe Muraille et Oranje vzw. Cette formation a sensibilisé les participant·es à l’importance d’une communication accessible, condition essentielle pour favoriser  l’autonomie et l’agentivité des publics que l’on souhaite toucher. À l’issue de cette formation, les deux partenaires ont élaboré une série de « bonnes pratiques » (FR/NL), issues de la méthodologie d’accessibilité globale (Global Access)*, afin de vous accompagner dans la création de contenus accessibles pour vos réseaux sociaux.

Et vous, où en est votre institution ? Open museum vous a concocté une checklist pour faire le point ! Prenez votre dernière publication sur les réseaux sociaux, et faites le test !

  • La couleur du texte sur un fond coloré présente un contraste suffisant. (https://www.anysurfer.be/fr/documentation/articles/detail/contraste)
  • La police choisie ne présente pas d’empattement (A plutôt que A) et présente des différences marquées entre les caractères ressemblants (1/L/l/I/i/j/J).
  • La police choisie n’est ni trop légère ni trop lourde (A plutôt que A ou A).
  • La taille du texte est de minimum 14 points.
  • La police choisie a été retenue afin d’être adaptée à un public dyslexique.
  • Les majuscules conservent leurs accents.
  • Le texte est aligné à gauche.
  • Les caractères gras sont utilisés pour mettre certains éléments en évidence, mais avec parcimonie.
  • Les émoticônes sont utilisées en fin de phrase et en un seul exemplaire.
  • Les sous-titres des vidéos sont adaptables par l’utilisateur·ice en fonction de ses besoins (taille du texte, langue, …) et ont été vérifiés manuellement si ceux-ci ont été générés automatiquement.

Vous avez coché toutes les cases ? Passons au niveau avancé : les outils de lecture d’écran à synthèse vocale.

  • Êtes-vous à jour sur les spécificités des lecteurs d’écran, cet outil qui permet de retranscrire par synthèse vocale et/ou par afficheur braille ce qui est affiché sur l’écran. Les utilisez-vous dans vos textes ?
  • La mise en forme des textes est simple. Elle utilise les outils de mise en valeur (gras, italique, majuscules, émoticônes) uniquement pour les informations les plus importantes.
  • Les images qui contiennent des informations pratiques (ex. dates, lieux, prix, …) comportent un texte alternatif au sein de leur code afin d’être retranscrit par le lecteur d’écran.
  • Les informations pratiques sont clairement identifiables.

Envie de vous améliorer ou de revoir les bases ? Regardez le webinar de Passe Muraille ou consultez les checklists réalisées par Passe Muraille (FR) et Oranje vzw (NL) ! Les détails font toute la différence.

 

*Dès 2014, l’asbl Passemuraille a développé son concept « Global access». La démarche favorise l’inclusion des personnes, quel que soit le degré de leur incapacité, avec des conséquences transversales et positives pour TOUTE la population. Les trois piliers du Global Access sont : la dimension technique : l’accès aux bâtiments, voiries, transports, postes de travail … La dimension comportementale : l’accueil et l’accompagnement dans toutes institutions. La dimension de l’information et de la communication : l’accès au site internet, aux folders, à la publicité, le respect des informations publiées et la signalétique. https://www.passe-muraille.eu/methodologie/global-access/

© Photo : Jules Devoldere

Open Museum

Une initiative engagée de Brussels Museums

Galerie du Roi, 15,
1000 Bruxelles

+32 (0) 2 512 77 80 (lun-jeu)

[email protected]

 

Cette initiative vise à sensibiliser d’une manière structurelle les plus de 125 musées du réseau Brussels Museums à l’importance de l’inclusion et de la participation des publics sous-représentés