Du racisme ordinaire au racisme institutionnel @Université d’Automne Liège

Le 1er décembre.

Du racisme ordinaire au racisme institutionnel : Comment mieux identifier et mettre un frein aux engrenages d’exclusion?

Le monde associatif est aujourd’hui confronté à de nouveaux enjeux autour du racisme.

Désormais, on n’est plus seulement confronté des réalités malheureusement bien connues (préjugés, hostilités, discrimination, injustices, exclusions…) mais aussi à des tendances aggravantes observables dans toutes les sphères de la société:

On retiendra notamment :dénonciation et criminalisation de collectifs anti racistes, violences policières allant du contrôle au faciès aux arrestations arbitraires et à la répression de mouvements sociaux de solidarité, banalisation des idées d’extrème droite, complotisme et fake news..

Certes des politiques dites d’intégration irriguent désormais l’ensemble du corps social à travers les politiques des associations, des syndicats, des écoles , du FOREM ou des CPAS : discrimination positive à l’emploi ,parcours d’intégration, cours de citoyenneté, stratégies d’inclusion, évènements pluriculturels…

Ces pratiques ne sont pas négligeable mais, ne sont pas exemptes de paternalisme ou d’assimilationisme et produisent parfois l’effet inverse de ce qu’elles prônent.

D’autre part de nouvelles formes d’action se font jour à l’image du mouvement social black lives matter, des initiatives décoloniales autour des statues , du folklore , des récits d’histoire ou de fiction ou bien encore de la marche des privilèges : elles doivent aussi être mises en débat.

Le but de notre université est, à partir de témoignages de terrain et d’analyse de chercheurs, de pister les dynamiques du racisme contemporain en valorisant des stratégies pertinentes d’émancipation.

Rejoignez-nous pour participer à ce débat essentiel ! Inscrivez-vous dès maintenant pour notre université d’automne axée sur la lutte contre le racisme!

Culture :

Nous investiguerons enfin la présence du racisme au sein de la Culture. Cette dernière étant le reflet des mentalités du temps, elle est une sphère particulière pour rendre compte de comment vit une société. C’est pour cela qu’il nous semble nécessaire de porter une réflexion critique sur ce qu’on considère trop souvent comme allant de soi. Cela se retrouve également dans nos pratiques associatives : travaillons-nous véritablement à une autonomisation de notre public ou agissons-nous sans le savoir dans le sens d’une certaine assimilation?

Comment l’institution scolaire, prise entre son devoir de travail critique et d’acquisition des valeurs, us et coutumes de la société, se comporte-t-elle vis-à-vis des autres cultures ? Ne comprend-elle pas en elle le risque de devenir une véritable machine à assimilation ? Quelle est la responsabilité des médias quand ils ajoutent systématiquement l’origine d’une personne étrangère dans les faits divers ? Le monde associatif lui-même avec ses pratiques et ses méthodes essaie-t-il vraiment d’éviter le paternalisme ou l’exclusion ? Où en est-on avec notre folklore et son héritage colonial ? Quel peut être l’impact des propos de certains partis politiques sur le débat public ? A quel genre de glissement pouvons-nous assister quand le sport tient la main à un certain nationalisme ? Ou quand, à l’inverse il se voit présenté comme un idéal-type de l’intégration et de la lutte contre le racisme ?